sublimes propagandes, d'avoir laissé la vie peu à peu éroder, espérances
et désirs jusqu'à les occulter; d'avoir pas su chérir, protéger ce trésor qu'est une âme
d'enfant toute candide encore, d'avoir laissé le temps, l'argent et la paresse recouvrir
d'un linceul toutes ces richesses; de penser qu'être adulte c'est être raisonnable, de penser
que vieillir rime avec convenable, de reléguer les contes au banc de l'improbable laissant
mourir en nous le précieux, l'indomptable. D'être passé enfin à coté du bonheur sans lui
donner sa chance, par trop de méfiance, parce que l'on avait peur ou pas assez confiance.
